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Glossaire

Accumulation : Concentration d’hydrocarbures dans un piège ou dans une unité géologique délimitée par des frontières de roches de type stratigraphiques ou structurales.

ABEX : (Abandon Expenditures) : Ce sont les dépenses liées aux travaux d’abandon

AFREC (Commission Africaine de l’Energie) : Agence spécialisée de l’Union africaine (UA), placée sous le département des infrastructures et de l’énergie, et chargée de la coordination, l’harmonisation, la protection, la conservation, le développement, l’exploitation rationnelle, la commercialisation et l’intégration des ressources énergétiques sur le continent africain

APPO (Organisation des Producteur de Pétrole Africains) : Institution africaine qui a pour mission de promouvoir la coopération dans le domaine des hydrocarbures de ses pays membres et d’autres institutions mondiales afin de favoriser une collaboration et des partenariats fructueux tout en utilisant le pétrole comme catalyseur de la sécurité énergétique, du développement durable et de la diversification économique en Afrique.

AVO (Amplitude Variation with Offset): Variation de l’amplitude de la sismique réflexion en fonction de la distance entre le point de tir et le récepteur qui indique des différences de lithologie et de teneur en fluides dans les roches situées au-dessus et en dessous du réflecteur. L’analyse AVO est une technique permettant aux géophysiciens de déterminer l’épaisseur, la porosité, la densité, la vitesse, la lithologie et la teneur en fluides des roches.

Bassin sédimentaire : Dépression à l’intérieur de laquelle des sédiments sont déposés. C’est un Segment de la croûte terrestre qui a subi une déformation vers le bas, généralement pendant une période considérable, mais avec des élévations (hosts) et des affaissements (grabens) intermittents. L’épaisseur des sédiments dans ces bassins augmente vers le centre du bassin.

Baril : Unité de mesure standard utilisée dans l’industrie pétrolière pour quantifier le volume de pétrole brut ou de produits dérivés. Un baril équivaut à 42 gallons américains, soit environ 159 litres. C’est donc une mesure volumétrique, qui se distingue des unités de poids comme la tonne. Le baril est principalement utilisé pour mesurer la production et la commercialisation du pétrole sur les marchés internationaux.

Bitume : Résidus d’huiles lourdes utilisés pour les revêtements routiers et pour l’étanchéité des toitures

Bloc : Zone géographique délimitée par un Etat et destinée à faire objet de droits de prospection, d’exploration, voire d’exploitation des ressources en hydrocarbures

Bright Spot (ou Dim Spot) : Anomalie d’amplitude sismique caractérisée par des points lumineux (ou points faibles) d’amplitude résultant de variations de lithologie et des fluides interstitiels, parfois observés dans des groupes de réservoirs superposés. C’est une réflexion de haute amplitude sur un profil sismique causée par le contraste d’impédance acoustique entre les couches de roche et qui peut indiquer la présence d’hydrocarbures. Les points brillants résultent de variations importantes d’impédance acoustique qui apparaissent lorsqu’un sable gazeux repose sous un schiste, mais peuvent également être causés par des phénomènes autres que la présence d’hydrocarbures, comme un changement de lithologie.

Brent : Type de pétrole brut utilisé comme standard ou référence dans la fixation du prix du brut d’Europe d’Afrique et du Moyen-Orient

CAPEX (Capital Expenditures) : Ce sont les dépenses d’investissement représentées par les fonds utilisés une compagnie pétrolière pour réaliser les travaux d’exploration et de développement.

Catalyseur : Substance qui augmente la vitesse d’une réaction chimique ; il participe à la réaction mais il ne fait partie ni des produits, ni des réactifs et n’apparaît donc pas dans l’équation-bilan de cette réaction.

CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) : Organisme intergouvernemental de l’Afrique de l’Ouest qui a pour but de promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective d’une union économique de l’Afrique de l’Ouest, en vue d’élever le niveau de vie de ses peuples, de maintenir et d’accroitre la stabilité économique, de renforcer les relations entre les États membres et de contribuer au progrès et au développement du continent africain.

Champ pétrolier : Zone pétrolière d’étendue variable donnant lieu à la production d’hydrocarbures naturels, constituant une seule entité géologique, structurale, stratigraphique. Il peut être assimilé à un gisement unique ou à plusieurs gisement distincts soit dans le sens vertical soit dans le sens horizontal soit dans les deux à la fois dans un même ensemble géologique et structural.

Cheminée de gaz (Gas Chimneys) : Fuite de gaz souterraine provenant d’une accumulation d’hydrocarbures mal scellée, visibles dans les données sismiques sous forme de zones de mauvaise qualité car il entraîne une faible vitesse de propagation dans les roches sus-jacentes. Il constitue aussi un DHI.

Choc pétrolier : Hausse brutale et importante du prix du pétrole brut sur le marché international, souvent causée par une crise géopolitique, une guerre, une décision stratégique de pays producteurs, ou un événement naturel perturbant l’offre alors que la demande reste très élevée.

Condensat : Composants lourds des accumulations de gaz naturel issus de la liquéfaction naturelle lors que le gaz naturel arrive à la surface. Autrement le condensat est un produit issu de la condensation connu des fois sous le nom de distillat.

Conversion : Procédés physico-chimiques de raffinage qui consistent entre autres au :

  • craquage qui permet de casser les grosses molécules des fractions lourdes issues de la distillation (séparation) en molécules plus petites à plus forte valeur ajoutée ou
  • reformage catalytique qui permet de convertir le naphta en essence de qualité supérieure et de produire également de l’hydrogène ou encore
  • hydroconversion qui consiste à convertir les résidus du raffinage par addition d’hydrogène en produits plus utilisables
  • cokéfaction par élimination du carbone des résidus pour obtenir du coke utilisé comme combustible DHI (Direct Hydrocarbons Indicator = Indicateur Direct d’Hydrocarbures) : Type d’anomalie d’amplitude sismique ou d’événement pouvant survenir dans un réservoir contenant des hydrocarbures. Ces anomalies d’amplitude comprennent les Bright Spot ou Dim Spot, les Flat Spot, Gas Chimneys, etc. généralement observés lors des analyses AVO.

Densité API : Echelle adoptée par American Petroleum Institute (API) qui évalue si le pétrole est léger ou lourd par rapport à l’eau. Elle est calculée par la formule :

  • Pétrole léger (API > 30°) Le pétrole léger est très prisé sur le marché mondial en raison de sa faible viscosité et de sa capacité à produire des produits raffinés à haute valeur ajoutée comme l’essence, le kérosène et le diesel. Par exemple, le West Texas Intermediate (WTI), extrait aux États-Unis, est un brut léger largement utilisé comme référence mondiale. De même, le Brent Crude, provenant des champs pétroliers de la mer du Nord, est un autre exemple emblématique.
  • Pétrole moyen (API entre 20° et 30°) Ce type de pétrole se situe entre le léger et le lourd. Bien qu’il soit moins fluide que le pétrole léger, il reste relativement facile à raffiner. Des exemples incluent certains bruts produits au Moyen-Orient, comme l’Arabian Medium.
  • Pétrole lourd (API entre 10° et 20°) Plus visqueux et dense, le pétrole lourd nécessite des procédés complexes pour être raffiné. Par exemple, le pétrole lourd vénézuélien, issu du bassin de l’Orénoque, est connu pour ses défis techniques liés à son transport et à son traitement.
  • Pétrole extra-lourd (API < 10°) Ce type de brut est presque solide à température ambiante et contient souvent du bitume. Les sables bitumineux d’Alberta, au Canada, sont une source majeure de pétrole extra-lourd. Diagraphies de puits : Enregistrements obtenus en descendant des instruments dans les puits et en enregistrant en continu certaines propriétés physiques des roches.

Distillation : voir Séparation

Essais de puits : Test de puits effectués avec le train de tiges encore dans le trou, communément appelés essais à la tige de forage (DST- Drill Stem Test). Ces essais sont généralement réalisés à l’aide d’un outil de fond de trou fermé permettant l’ouverture et la fermeture du puits au fond du trou grâce à une vanne actionnée en surface. Un ou plusieurs manomètres sont généralement montés sur l’outil DST et sont lus et interprétés une fois l’essai terminé. L’outil comprend un packer actionné en surface qui isole la formation de l’espace annulaire entre le train de tiges et le tubage, forçant ainsi les fluides produits à pénétrer uniquement dans le train de tiges. En fermant le fond du puits, on minimise le reflux et on simplifie l’analyse, notamment pour les formations à faible débit. Le train de tiges est parfois rempli d’un gaz inerte, généralement de l’azote, pour ces essais. Dans les formations à faible perméabilité, ou lorsque la production est principalement constituée d’eau et que la pression de formation est trop faible pour remonter l’eau à la surface, il est possible que la production en surface ne soit jamais observée. Dans ce cas, le volume de fluides introduits dans le train de tiges est calculé et une analyse peut être réalisée sans obtenir de production en surface. Il arrive que les exploitants souhaitent éviter toute production en surface pour des raisons de sécurité ou environnementales et ne produire que la quantité contenue dans le train de tiges. Pour ce faire, la vanne de surface est fermée lorsque la vanne de fond est ouverte. Ces essais sont appelés essais en chambre fermée. Les essais au train de tiges sont généralement effectués sur des puits d’exploration et sont souvent essentiels pour déterminer si un puits a découvert un réservoir d’hydrocarbures commercial. La formation n’est souvent pas tubée avant ces essais, et le contenu du réservoir est souvent inconnu à ce stade. L’échantillonnage des fluides est donc généralement une préoccupation majeure. La séquence d’essai la plus courante consiste en une courte période d’écoulement, de cinq à dix minutes environ, suivie d’une période de montée en pression d’environ une heure, permettant de déterminer la pression initiale du réservoir. S’ensuit une période d’écoulement de 4 à 24 heures pour établir un écoulement stable vers la surface, si possible, et enfin un essai final de fermeture ou de montée en pression, permettant de déterminer l’épaisseur de la perméabilité et le potentiel d’écoulement.

Facteur de récupération : Voir Récupérabilité : Taux ou proportion du pétrole brut ou de gaz naturel qui peut être extrait du réservoir au moment de la production vers la surface par rapport à la quantité initialement en place et piégé dans le réservoir.

Facteur-R : Ratio déterminé par le rapport des revenus sur les coûts et qui sert de déclencheur pour le partage du pétrole profit (bénéfices) et dans certains cas pour la détermination des taux de redevance

Flat Spot : Anomalie d’amplitude sismique qui caractérise le contact entre les fluides de formation (gaz-huile, eau-huile ou gaz-eau), pouvant également indiquer le pendage du réservoir dans certains cas.

Gaz associé dissous : Gaz en contact avec le pétrole brut, soit sous forme de couche de gaz libre, soit en solution avec le pétrole. C’est le gaz naturel présent dans un réservoir en solution avec le pétrole brut, y compris le « gaz cap », qui recouvre et est en contact avec le pétrole brut.)

Gaz de « qualité pipeline » : Gaz naturel commercialisé, livré aux pipelines, présentant généralement une valeur comprise entre 900 et 1 200 BTU par 1 000 pieds cubes et sa composition générale est la suivante : Méthane (CH4) : 72,3 %, Éthane (C2H6) : 14,4 %, Dioxyde de carbone (CO2) : 0,5 %, Azote (N2) : 12,8 %

Gaz naturel : Hydrocarbures à l’état gazeux dans des conditions atmosphériques normales, y compris les gaz humides, les gaz secs et les gaz résiduels produits isolément ou en association après l’extraction du pétrole brut.

Gaz Non Associé : Gaz libre non en contact avec le pétrole brut dans le réservoir.

Gaz Sec : Gaz composé presque entièrement de méthane

Gazoduc : Canalisations collectant du gaz sur un champ de gaz et le conduisant vers un endroit lointain pour son utilisation.

Gisement : voir Champ pétrolier

Gisement commercial : Gisement économiquement rentable qui peut être développé et produit conformément aux règles admises dans l’industrie pétrolière internationale.

Génération : Voir Maturation

GIIP (Gas Initially In Place): Volume total de gaz initialement en place dans le réservoir dans les conditions standard de surface. Il est divisé en gaz libre et gaz associé (dissous dans le pétrole).

GNL (Gaz Naturel Liquéfié ou en anglais LNG=Liquefied Naturel Gas) : Gaz naturel condensé à l’état liquide principalement de méthane. Le gaz naturel est liquéfié pour faciliter son transport lorsqu’un pipeline n’est pas possible. Moins facilement liquéfiable que le GPL, le GNL doit être soumis à basse température et haute pression, ou à une température extrêmement basse (cryogénique) et proche de la pression atmosphérique pour se liquéfier.

GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié en anglais LPG=Liquefied Petroleum Gas) : Mélange d’hydrocarbures paraffiniques gazeux plus lourds, principalement du butane et du propane. Ces gaz, facilement liquéfiables à pression modérée, peuvent être transportés sous forme liquide et transformés en gaz une fois la pression relâchée. Ainsi, le gaz de pétrole liquéfié (GPL) est une source d’énergie thermique comme carburant pour les moteurs à combustion interne et possède de nombreuses applications industrielles et domestiques. Ses principales sources sont le gaz naturel et le gaz de raffinerie, dont les GPL sont séparés par fractionnement.

Gravimétrique (levé) : Mesure des variations du champ gravitationnel de la Terre à l’aide d’un instrument appelé gravimètre, pour comprendre les variations de densité souterraine et les structures géologiques. C’est donc une méthode géophysique utilisée dans l’exploration minière et pétrolière, l’évaluation des eaux souterraines, la cartographie géologique, etc.

Jet A1 : Carburant ou kérosène d’aviation standard

Lead : Piège susceptible de contenir une accumulation de pétrole, mais non cartographié avec un degré de certitude raisonnable ou dont le contour n’est pas délimité avec précision.

LGN (Liquide de Gaz Naturel, en anglaise NGL=Natural Gas Liquid) : Hydrocarbures liquéfiés à la surface dans des installations du champ ou des usines de traitement du gaz. Les liquides de gaz naturel comprennent le propane, l’octane et l’essence naturelle.

Magnétométrie : Méthode d’exploration par laquelle un instrument appelé magnétomètre mesure sur terre ferme ou dans la mer l’intensité des forces magnétiques naturelles présentes dans le sous-sol terrestre en vue de détecter les variations des forces magnétiques, lesquelles peuvent indiquer l’existence de formations souterraines propices au piégeage d’hydrocarbures.

Maturation : Processus de génération d’hydrocarbures à partir de roches mères sous l’effet de la chaleur

Maturité : Niveau thermique requis par une roche mère pour générer les composants hydrocarbonés normalement présents dans le pétrole.

Migration : Processus par lequel les hydrocarbures se déplacent des roches mères vers les réservoirs à travers des ouvertures dans la roche. La migration se divise en trois catégories :

  • Migration primaire : mouvement des matières organiques au sein de la roche mère jusqu’à sa limite, où le pétrole et le gaz quittent la roche mère ;
  • Migration secondaire : mouvement de la limite de la roche mère vers le réservoir/piège, à travers des roches perméables (lits porteurs), des failles ou des fractures. Pour que la migration soit efficace, les voies perméables doivent être adéquates et le piège doit être présent au moment de la migration du pétrole et du gaz (temps).
  • Migration tertiaire : migration du pétrole et du gaz d’un piège à un autre ou perte. Naphta : Fraction d’essence de distillation directe utilisée comme matière première dans les procédés du raffinage par conversion et aussi dans l’industrie pétrochimique, ayant un point d’ébullition inférieur à celui du kérosène

Oléoduc : Canalisation acheminant du pétrole (“oléo” vient du latin oleum, signifiant “huile”) et qui permet le transport massif du pétrole. En pratique, il peut s’agir du pétrole brut ou du carburant liquide comme l’essence, le gasoil etc.)

OPEX (Operating Expenditures) : Ce sont les dépenses d’exploitation c’est-à-dire les coûts opératoires engagés par une compagnie pétrolière lors de la phase de production et nécessaires pour maintenir les opérations et les activités quotidiennes liés à la production pétrolière

OTAN : L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN / NATO en anglais), ou Alliance atlantique, est une institution diplomatique et politico-militaire fondée en 1949 par le traité de Washington pour la défense et la sécurité mutuelle de ses 32 pays membres, principalement en Europe et en Amérique du Nord. Elle s’est élargie aux files du temps vers l’Europe de l’Est et n’est plus aujourd’hui considéré comme une association de l’Atlantique Nord.

Perméabilité : Capacité d’une roche poreuse à laisser couler ou à transmettre les fluides lorsque les pores sont interconnectés PIA

Pétrole brut : : Huile minérale brute, asphalte, ozokérite, schiste bitumineux et tous autres hydrocarbures liquides à l’état naturel ou obtenus du gaz naturel par condensation ou extraction, y compris les condensats et les liquides de gaz naturel

Pétrochimie : Science qui s’intéresse à l’utilisation des composés chimiques de base issus du pétrole pour fabriquer d’autres composés synthétiques qui peuvent exister ou non dans la nature ; dans le dernier cas, ces composés sont dits artificiels. Ces fabrications sont, en général, basées sur des réactions chimiques appropriées en présence ou non d’un catalyseur.

Piège : Barrière ou obstacle à la migration permettant au pétrole et au gaz de s’accumuler dans un réservoir. Ces obstacles sont généralement des roches imperméables (roches couvertures) situées au-dessus, en dessous et/ou latéralement à la roche réservoir. Un piège doit être de taille et d’étanchéité adéquates. Le remplissage du piège correspond au volume d’hydrocarbures piégés. Les pièges sont de trois catégories :

  • Les pièges structuraux qui résultent de plissements, de failles ou d’autres déformations de la roche. Le piège le plus courant est un anticlinal ou un anticlinal faillé.
  • Les pièges stratigraphiques qui résultent de modifications lithologiques (faciès), parfois appelées « pincements de porosité et de perméabilité ».
  • les pièges mixtes qui présentent à la fois des aspects structuraux et stratigraphiques est appelé « piège combiné ». Play : Zone ou domaine géographiquement délimitée où plusieurs facteurs géologiques (présence de roche-mère, de roche réservoir et de roche couverture) sont réunis, permettant de prouver l’existence du pétrole. Le play est dit confirmé lorsqu’on y trouve du pétrole ; la découverte n’est pas nécessairement rentable. Si aucune découverte n’a encore été trouvée dans une zone, il est dit non confirmée. PRMA

Produits pétroliers : dérivés de distillation du pétrole brut par raffinage ou tout autre procédé de transformation chimique à l’état liquide, solide ou gazeux comprenant, de manière non limitative, tous les produits tels que : les carburants automobile (essence, gasoil,) et aviation (Jet A1), le GPL (butane commercial), le pétrole lampant, le fuel oil, le bitume, les lubrifiants, etc.

Préservation : Protection des hydrocarbures piégés contre le lessivage, la surcuisson ou la biodégradation.

  • Le lessivage est lavage des hydrocarbures à l’eau.
  • La surcuisson est la surmaturation en produits moins désirables.
  • La biodégradation est la décomposition par des micro-organismes. Puits exploratoire : Trou foré pour la recherche d’hydrocarbures dans une structure géologique. Il peut être aussi dénommé puits Wildcat mais parfois comprend les puits d’Évaluation.

Puits d’appréciation : Trou foré pour délimiter une nouvelle découverte. Encore appelé Puits d’évaluation, il permet de déterminer l’étendue, les limites, les réserves et les rendements probables d’un gisement d’hydrocarbures nouvellement découvert.

Puits de production : Trou foré pour exploiter un gisement. Il est encore appelé puits de développement

Puits sec : Puits improductif

Porosité : Pourcentage de petits espaces libres dans le volume global d’une roche ;

Prospect : Piège susceptible de contenir une accumulation de pétrole, et cartographié en trois dimensions.

Province pétrolière : Ensemble de bassins sédimentaires ou de structures géologiques qui ont les conditions nécessaires à la formation et l’accumulation du pétrole

Raffinage : tout procédé de séparation, de conversion qui aboutit à la transformation du pétrole brut en produits pétroliers y compris leur traitement chimique, leur stockage et leur livraison au point approprié ;

Récupérabilité : Capacité à faire remonter le pétrole et le gaz souterrains à la surface. Les facteurs qui doivent être adéquats sont la perméabilité du réservoir, la faible viscosité (résistance à l’écoulement) du pétrole et la force motrice du réservoir (la force motrice nécessaire à la production d’hydrocarbures).

Réserves : Ressources initialement récupérables que les titulaires de permis ont décidé de développer et pour lesquelles les autorités ont approuvé un plan de développement et d’exploitation. Les réserves expriment le caractère commerciale et rentable d’un gisement d’hydrocarbures découvert

Ressources : Sources nouvelles et réserves potentiellement disponibles d’hydrocarbures, incluant les sources découvertes et non découvertes.

Ressources éventuelles (ressources contingentes) : Pétrole découvert potentiellement récupérable, mais actuellement non commercialisable.

Roche mère : Roche sédimentaire (généralement du schiste/argiles sous enfouissement profond ou du calcaire) dont la matière organique a été naturellement transformée en pétrole et/ou en gaz par la chaleur au fil du temps et de l’enfouissement. Cette transformation est appelée génération ou maturation.

Roche couverture : Argile ou autre roche imperméable agissant comme une barrière au passage du pétrole migrant dans le sous-sol qui recouvre la roche réservoir pour former un piège.

Roche de surcharge (Overburden rock) : Roche sédimentaire qui recouvre, comprime et consolide la roche mère et contribue à sa maturation thermique grâce aux températures plus élevées à grande profondeur. C’est un élément essentiel du système pétrolier

Roche réservoir : Unité rocheuse contenant ou potentiellement contenant du pétrole ou du gaz récupérable dans ses petits espaces libres appelés pores. La roche réservoir doit présenter une épaisseur, une porosité et une perméabilité adéquates.

Séparation : Première étape de base du processus de raffinage ou procédé de raffinage qui consiste à la distillation c’est-à-dire à chauffer le pétrole brut dans un tour d’acier (colonne de fractionnement) en vue de le séparer en différents composant selon leur volatilité.

Sismique (acquisition) : Méthode d’exploration par laquelle de fortes ondes sonores à basse fréquence sont générées sur terre ou dans l’eau pour détecter des structures rocheuses souterraines susceptibles de contenir des hydrocarbures. Elle permet de renseigner sur la nature et la succession des roches traversées ainsi que leur contenu en fluide. L’acquisition sismique peut être fait en 2D (2 dimensions) ou en 3D (3 dimensions). L’acquisition sismique 2D permet d’avoir des informations moins précises que la 3D notamment en ce qui concerne la cartographie d’un piège d’hydrocarbures. Il existe aussi la sismique 4D.

STOOIP (Stock Tank Oil Originally In Place) : Volume total d’huile initialement en place dans un réservoir dans les conditions standard de surface

Traitement chimique : Procédé de raffinage qui consiste à l’élimination des impuretés par hydrotraitement pour les fractions légères ou par hydrodésulfuration pour les fractions lourdes

Torchage : Pratique de l’industrie pétrolière qui consiste à bruler de façon contrôlée de gaz naturel en excès, généralement du méthane, qui ne peut pas être stocké ou valorisé sur place. Cela produit une flamme visible qui s’échappe d’une haute cheminée appelée torchère.

VSP (Vertical Seismic Profil) : C’est méthode de diagraphie sismique réalisée à l’intérieur d’un seul puits de forage. Au lieu d’utiliser des sources et des récepteurs de surface comme dans les études sismiques conventionnelles, les VSP utilisent une source sismique positionnée à la surface tandis que les récepteurs sont déployés en fond de trou à l’intérieur du puits. Cette configuration verticale permet une image plus précise et détaillée du sous-sol directement sous le puits de forage. Les VSP sont utilisées dans diverses applications géologiques, notamment :

  • Caractérisation du réservoir : Évaluer les propriétés du réservoir et la distribution des fluides
  • Interprétation sismique : Améliorer l’imagerie sismique et comprendre la structure du sous-sol
  • Détection des fractures : Identifier les fractures naturelles dans le réservoir
  • Intégrité du puits de forage : Évaluer la stabilité et l’intégrité du puits de forage
  • Applications géotechniques : Étudier la structure de la Terre pour des projets d’ingénierie ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine) : un projet de l’Union Africaine qui a pour objectif de mettre en place un marché continental dans le but de stimuler le commerce intra-africain.